Career
development: Focus on nursing
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Toutes
les études s'accordent à dire que les besoins en matière de personnel infirmier vont s'accroître au
Canada dans les cinq prochaines
années. Ces métiers représentent un peu moins de 50 % de la totalité des emplois du domaine de la santé. Un
secteur vaste où les effectifs, de plus en plus vieillissants, vont permettre
d'accroître les perspectives d'emplois dans ce domaine.
Un
champ d'action très vaste
Groupe
de professionnels le plus important de la santé au Canada, le personnel infirmier se regroupe en
trois catégories : les infirmières
autorisées (IA), les infirmières
auxiliaires autorisées (IAA) et les infirmières
psychiatriques autorisées (IPA). Si les infirmières autorisées et les
infirmières auxiliaires pratiquent dans toutes les provinces et territoires,
les infirmières psychiatriques exercent essentiellement au Manitoba, en
Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique, provinces où elles sont
réglementées.
Trois
catégories qui recoupent en fait une pratique très diversifiée. Que l'on soit
attiré par la recherche scientifique, les techniques de pointe, les enfants ou
encore l'éducation sanitaire, les métiers
en soins infirmiers offrent de nombreuses possibilités. Dans la collectivité,
les infirmières peuvent choisir de travailler dans des cliniques de santé communautaires, dans des cabinets médicaux ou opter pour les soins à domicile. Au sein d'un hôpital,
elles peuvent se diriger vers les urgences, les soins intensifs, les salles
d'opération, la maternité, la pédiatrie, ou encore l'oncologie, la gériatrie, ou
les soins palliatifs.
Plus
de diplômes pour évoluer
Afin
de profiter pleinement de ces nombreux débouchés, l'Association des infirmières et infirmiers du Canada conseille de
préparer un baccalauréat en Sciences Infirmières.
Ce diplôme est déjà bien souvent une condition d'admission à la pratique dans
la plupart des provinces. Celui-ci offre également la possibilité de faire des
études de deuxième cycle, nécessaires à certaines spécialisations. En
partenariat avec des universités, beaucoup de collèges offrent maintenant un
programme de préparation au diplôme, avec l’option de poursuivre les études
pour obtenir un baccalauréat. Mais, de façon générale, il est plus
rapide et moins coûteux de s’inscrire dès le début à un programme d’études de
premier cycle.
Côté
salaires et selon les chiffres donnés par Service Canada, le taux horaire de rémunération des
infirmières auxiliaires est aujourd'hui de 18,52 $. Une infirmière autorisée touchera autour de
25,92 $ de l'heure quand une infirmière
en chef peut obtenir un salaire horaire de 27,18 $. Et il est à noter
que c'est en Saskatchewan, que l'on
retrouve la plus forte proportion d’infirmières les mieux rémunérées.
Des
pistes à explorer
Pour
l'exercice de la pratique en soins infirmiers, c'est au Grand Nord que va la préférence de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada. Dans cette
région, les débouchés sont particulièrement intéressants puisque les
infirmières y sont très autonomes et gèrent souvent seules des centres de santé
communautaires.
Enfin,
du côté des filières, l'avenir prédit de belles opportunités pour les
infirmières autorisées et les infirmières en chef dans les centres de soins infirmiers. Pour les infirmières auxiliaires, les
compétences en soins de patients âgés
à domicile seront de plus en plus en demande, tout comme les prestations de
soins à des patients en phase critique en milieu hospitalier.
Emergence de nouveaux métiers
Période
de pénurie oblige, le système de
santé évolue pour pallier ses carences. Ainsi, en Ontario, le gouvernement reconnaît aujourd'hui cinq nouvelles professions :
auxiliaire médical, infirmière endoscopiste, radiothérapeute spécialiste
clinique, assistant anesthésiste et premier assistant en chirurgie. La
province espère ainsi combler le manque de médecins, de radiothérapeutes,
d'anesthésistes et d'infirmières autorisées.
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